PRÉSERVER L’AVENIR DE GAILLAC

Paris se transforme en « Grand Paris », Toulouse en « Grande métropole », les agglomérations urbaines comme celle d’Albi augmentent leurs compétences, les Communautés de Communes s’unissent et s’agrandissent. Chacun comprend que l’union fait la force…sauf la majorité du Conseil municipal de Gaillac.

Cette volonté de revenir en arrière et de casser le travail intelligent mené depuis une génération, par les élus et les responsables économiques et sociaux, pour bâtir avec Tarn et Dadou, un pôle de croissance et d’équilibre entre l’Albigeois et le Toulousain, semble bâtie sur trois éléments : la position d’un maire qui se dit « victime » de Tarn et Dadou alors qu’il en est le Premier Vice Président, la rivalité ou l’incompatibilité Gaillac-Graulhet et le soutien au vignoble.

Alors que la rivalité Albi-Castres, Tarn Nord-Tarn Sud, est enfin rangée dans les vieilles lunes, on voudrait revenir à la fin des années 80 où l’existence même de notre territoire n’était que virtuelle.

Or, depuis 25 ans, l’habitude de réfléchir et d’agir ensemble au sein du territoire du Pays «Vignoble gaillacois, bastides et Val Dadou », comme dans les trois Communautés de Communes qui le composent aujourd’hui, a fait la preuve de son efficacité. Pour créer un projet et faire aboutir les dossiers, pour obtenir l’appui financier sans faille de nos partenaires départementaux et régionaux, pour assurer la cohérence des investissements et une meilleure organisation du fonctionnement, nous avons tous été artisans de la construction d’un territoire équilibré, écouté et entendu.

Pour le comprendre, bien sûr, il vaut mieux avoir été acteur qu’absent, et engagé plutôt qu’indifférent.

Il est vrai que le chemin a été long depuis 1988, que l’organisation s’est mise en place progressivement, et qu’il reste encore à avancer : la patience a été une vertu, et le dialogue une nécessité.

Avec certains responsables, dont Paul Salvador, nous avions comme objectif final la disparition de l’échelon du « Pays » au profit d’une communauté de Communes regroupant Tarn et Dadou, le Rabastinois, Vère Grésigne et le Pays salvagnacois.

Une étape a été franchie avec la fusion des deux dernières, une étape complémentaire est possible avec la réunion de Tarn et Dadou (TED) et le Rabastinois (CORA) qui a dit son intérêt pour cette évolution.

On est proche d’une construction enfin achevée si le président de Vère Grésigne -Pays salvagnacois et les élus des communes qui composent la communauté de Communes sont d’accord avec le président du « vignoble gaillacois, bastides et val Dadou » : ce ne devrait pas être trop difficile, ces deux présidents étant confondus dans la même personne !

Cela permettrait enfin de réunir tout le vignoble dans une même intercommunalité au lieu de continuer à le diviser, lui qui est déjà fondu dans les vins du Sud Ouest et sera intégré dans la nouvelle région au plus grand vignoble du monde.

En un temps de crise où les crédits sont limités, les subventions réduites et les dépenses comprimées, la disparition d’un niveau du « mille feuille » administratif sera un avantage.

En un temps où la mutualisation des moyens est indispensable pour assurer à tous les habitants d’un territoire les mêmes services, la constitution d’un ensemble ayant la masse critique pour assurer le fonctionnement et les investissements est une nécessité pour nos concitoyens.

En un temps où chaque collectivité souhaite vivre en harmonie avec les autres, sans tutelle des villes et des « grands maires » sur les communes rurales et les « petits maires », Tarn et Dadou est exemplaire : les maires des villes ont accepté de n’être pas candidats à la présidence, oubliant toute ambition personnelle pour servir l’intérêt de tous.

Si le maire de Gaillac était aujourd’hui président de Tarn et Dadou, comme il en avait eu l’intention, proposerait-il sa division ? Il est utile d’en revenir à une vision qui dépasse le court terme, et voir loin.

Le succès de notre territoire tient à sa cohésion, comme dans une agglomération urbaine. Ce sont les idées, les objectifs d’un projet commun et le travail partagé qui fondent la réussite de notre Communauté de Communes. C’est vrai aujourd’hui, cela le restera demain : il faut donc poursuivre notre route, et refuser les chemins de traverse sans avenir.

Charles PISTRE

 

 

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